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OSTEOPATHIE AU FEMININ
 
 

 L'ostéopathie s'adresse aux troubles du cycle à tous les âges de la vie : irrégularité menstruelle de la jeune femme mais aussi troubles du cycle après la quarantaine...

 

Le traitement allopathique proposé pour les troubles fonctionnels est souvent démesuré et rarement dénué d'effets secondaires. En effet, dans le cas d'une dysfonction mécanique, le médicament traite les effets et non la cause, ce qui entraine les femmes dans les thérapeutiques de plus en plus lourdes. L'ostéopathie, en revanche, parce qu'elle repose sur un raisonnement de cause à effet, peut être une aide précieuse dans les déséquilibres gynécologiques invalidants, perturbant la femme dans sa vie la plus intime.

 

 

DIFFERENTES PATHOLOGIES RENCONTREES :

 

LES TROUBLES DU CYCLE

 

La durée du cycle est réglée par les apparitions ou les non-apparitions des menstruations à intervalles plus ou moins réguliers, s'étalant de la puberté à la ménopause.

 

Nous observons plusieurs dérèglements :

 

  • les aménorrhées : se caractérisent par la disparition des menstruations.

 

  • les spanioménorrhées : ce sont des périodes d'aménorrhées séparées par des cycles vrais ou des métrorragies.

 

  • les métrorragies : désignent des écoulements utérins en dehors des phases normales de menstruation.

 

  • les ménorragies : sont des menstruations anoramalement abondantes.

 

  • les anomalies du rythme menstruel : elles sont caractérisées par des cycles courts : toutes les 2 à 3 semaines ou des cycles longs: au-delà de 32 jours.

 

 

LES PATHOLOGIES HORMONALES

 

  • les syndromes prémenstruels : ensemble de signes survenant d'une manière cyclique quelques jours avant les règles et disparaissent usuellement dès l'apparition des menstruations.

 

  • dysménorrhée : syndrome douloureux accompagnant la venue des menstruations .

 

  • mastodynie bénigne : affection bénigne des du sein développée dans un contexte hormonal particulier en général une insuffisance en progestérone.

 

  • dystrophie ovarienne macropolykistique : un ovaire dystrophique est un ovaire ayant augmenté de volume. Il est douloureux la plupart du temps au moment de l'ovulation et pendant la période menstruelle. Il est à différencier du syndrome de Stein-Leventhal qui est une dystrophie micropolykystique dont l'examen est non douloureux.
     

L'ovaire présente au sein de son parenchyme des follicules à différents stades de maturité. Cette dystrophie est généralement liée à un dysfonctionnement de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien et associée à une hyperandrogénie générale.

  • fibromes : le fibrome ou myome utérin est une tumeur bénigne encapsulée dans un tissu conjonctif aux dépens du myomètre.

 

  • dystrophie du col : principales dystrophies du col :

               - ectropion

               - les kystes ou oeufs de Naboth

               - polypes de col

 

  • l'endométriose externe : l'endomètre et le chorion cytogène se fixent en dehors de leurs sites d'origne. L'endométriose externe se retrouve aussi bien au niveau des ovaires que du péritoine et des ligaments utérins (plus particulièrement des ligaments utéro-sacrés). Cette affection touche en général des femmes entre 20 et 30 ans.

 

  • l'adénomyose : c'est la fixation de l'endomètre et du chorion cytogène dans le myomètre. Cette affection atteint plutôt des femmes en phase pré-ménopausique ayant eu une intervention chirurgicale sur l'utérus dans un contexte de troubles du cycle (hyperestrogénie relative).

 

  • galactorrhée : écoulement macté des glandes mammaires. La galactorrhée est physiologique à la suite d'un accouchment et pendant la lactation ; elle est anormale en dehors de cette période. Il est important de savoir que la glande mammaire devient sécrétoire en présence de cinq hormones (l'insuline, un corticostéroïde, les stéroïdes et la prolactine).  

 

 

PATHOLOGIE DE LA REPRODUCTION : L'INFERTILITE

 

Il est d'usage de considérer qu'un couple est infertile lorsque, après un an de rapports sexuels réguliers, à raison d'au moins trois rapports par semaine, sans aucune méthode contraceptive, aucune grossesse ne survient.

En France entre 7 et 10% des couples consultent pour infertilité.

 

 

PATHOLOGIES DE LA STASE

 

La régulation de la circulation est réalisée par la modification du diamètre des vaisseaux. Le tonus de base varie en fonction des facteurs locaux, des informations du système nerveux et du système hormonal. Les organes doivent être vascularisés quelle que soit la demande extérieure (course, repos...) et inférieure (hypertension, etc.). Les stases sont reponsables d'un grand nombre de pathologies gynécologiques.

 

  • congestion passive : elle peut être la résultante d'un obstacle mécanique tel qu'un fibrome, une dystrophie ovarienne, qui seront traités plus spécifiquement.

 

  • congestion pelvienne active :  ce type de congestion est provoqué et entretenu par un processus inflammatoire avec une vasoldilatation et une hyperémie. Il est parfaitement illusoire de penser pouvoir agir sur cette congestion avant d'avoir éliminé la cause. Il faut donc retrouver l'origine de ce processus inflammatoire et le traiter.

 

 

PATHOLOGIES DE TYPE MECANIQUE

 

  • les cicatrices : marques laissées par une plaie ou une lésion au niveau de la peau ou de l'organe. Elles résultent d'un phénomène de réparation tissulaire par un  tissu conjonctif dense et fibreux qui réunit solidement les brèches.

Au niveau gynécologique, la cicatrice est rencontrée dans tous  les actes chirurgicaux : laparotomie, coelioscopie, épisiotomie...  La cicatrice n'est pas toujours visible et peut pourtant être responsable de nombreuse dysfonctions ostéopathiques. 

 

  • les adhérences : lésions post-inflammatoires de tissus entre eux. Elles sont responsables de nombreuse dysfonctions ostéopathiques.

 

  • les algies pelviennes chroniques : Douleur dont le siège est  situé dans le pelvis. Elles sont dépendantes ou indépendantes su cycle dans leurs aggravations. Elles se révèlent dans certains mouvement, au cours de rapports. Elles peuvent irradier au niveau  des articulations sacro-iliaques et même être responsables de lombalgies ou de sciatalgie.

 

  • troubles de la statique pelvienne :

Le prolapsus : c'est une ptose d'un ou de plusieurs organes pelviens à des degrés divers.

Classification des prolapsus :

   - l'organe est intra-vaginal,

   - l'organe est à l'orifice vulvaire,

   - l'organe est extériorisé.

Il peut être accompagné d'un cystocèle, d'un hystérocèle, d'un rectocèle, d'un elytrocèle ou d'une incontinence urinaire.

  • l'incontinence urinaire : la fuite urinaire comporte plusieurs degrés : la fuite urinaire d'effort, la fuite urinaire accompagnée de troubles mictionnels et la fuite urinaire spontanée sans manifestation.

 

 

PATHOLOGIES INFECTIEUSES 

 

  • leucorrhées : écoulement usuellement non sanguin qui provient des voies vaginales ou de l'utérus et de ses annexes par la voie vaginale.

 

  •  infections récidivantes

 

 

AUTRES PATHOLOGIES

 

  • dyspareunie : douleur apparaissant au moment des rapports. La dyspareunie survient sans qu'il y ait de spasmes des muscles du périnée antérieur superficiel, moyen et profond. La douleur peut apparaître au moment du rapport et terminer avec celui-ci ou être retardée et s'amplifier quelque temps après. De même, les douleurs peuvent varier en fonction du moment du cycle et de la position adoptée.

 

  • le vaginisme : contracture réflexe involontaire et inconsciente des muscles du périnée antérieur et du chef pubien des releveurs de l'anus.

 

  • la frigidité : la femme ne ressent aucun plaisir au cours des rapports (en dehors des causes psychogènes, des mésententes dans le couple ou encore de désirs différents).